Fahran DAHI

Cuisine syrienne
Bordeaux

ACTUELLEMENT  •  Chef de son propre service traiteur à Bordeaux

SPÉCIALITÉ  • Yalengi, feuilles de vigne farcies

Portrait

Je retrouve Fahran Dahi au Wanted Café. Fahran vient de Homs, 3ème ville de Syrie. Il m’accueille avec chaleur et spontanéité, comme le ferait un vieil ami que je n’aurais pas vu depuis longtemps.

Fahran a lancé son entreprise de traiteur, « Les Délices de Damas », avec l’appui de son ami Issam, tous deux auto-entrepreneurs. Vous les trouverez le weekend au marché des Capucins. Pour les localiser, c’est très simple : vous traversez l’allée centrale du marché quand vous venez de St Michel, vous prenez à gauche et là en face du poissonnier « Les Ecluses », il y a « Les Délices de Damas ».

Damas, c’est la ville de cœur de Fahran.

Quand vous arrivez devant le stand, vous serez agréablement surpris par l’accueil que Fahran et son ami vous réserveront, par leur disponibilité pour vous présenter leurs produits et pour partager leur culture. Leurs sourires et leurs contacts invitent à prendre son temps. Et ça fait du bien.

Leur spécialité ? Tout ce touche à l’apéritif. Les mezzé sous toutes les coutures. Comme le caviar d’aubergines, et aussi leur caviar de poivrons saupoudré de grenade et de noix. En Syrie, les boutiques de « houmous-ani » (celui qui fait le houmous) proposent des caviars avec tout, des pois chiches bien sûr, mais aussi les aubergines, les carottes, les betteraves, les poivrons etc.

Fahran propose d’autres spécialités, comme le taboulé syrien, un taboulé loin de ce que nous connaissons, sans graine de couscous. Beaucoup plus frais, beaucoup plus goûtu.

Un de mes plats préférés sera le falafel que me tend Issam, avec un soupçon de sauce au sésame. Je repars enchantée de cette 1ère rencontre aux Capucins.

Ce que j’apprécie chez Fahran, c’est son amour pour les bonnes choses grâce aux ingrédients de qualité qu’il chine et au temps qu’il passe à peaufiner avec une très grande minutie ses recettes. A chacun ses habitudes alimentaires, toute la subtilité vient de sa capacité à allier recettes syriennes et goûts locaux. Sa recette d’houmous est ainsi devenue plus douce, avec moins d’ail, de citron. Ses amis français se portent bénévoles pour essayer ses plats. Je les comprends.

Fahran a monté son entreprise de traiteur depuis peu. Pas une mince affaire mais comme il le dit, « il faut entrer dans le souk », c’est-à-dire entrer dans le vif du sujet. Eh non Fahran n’a pas rêvé d’être chef depuis sa toute tendre enfance dans les girons de sa maman. C’était un financier quand il était en Syrie. Et puis il a monté une entreprise de logistique. Aimant cuisiné, il a écouté ses amis une fois en France qui l’ont encouragé à partager les plats qu’il leur préparait. Ce sont donc plutôt les rencontres qui l’ont amené là aujourd’hui. Suivre là où le vent nous porte, guidé par son cœur ! C’est la meilleure recette pour que ça fonctionne. Et ça marche du tonnerre…

« L’œil mange avant la bouche » vous dira-t-il… La présentation a elle aussi toute son importance. Commander des falafels, c’est assister à un show de cuisine – sisi. Allez à sa rencontre, sur les (aux Capucins, à Chalais ou à Langon,) ou sur son site ( https://les-delices-de-damas-bordeaux.eatbu.com ). Appellez-le quand vous cherchez un traiteur pour un événement. Vous aussi vous repartirez avec le sourire et les papilles toutes émoustillées ! Ses clients sont fidèles, vous risquez vous aussi de le devenir…

Son prochain projet? Enfin plutôt ses prochains projets ? Cuisiner plus pour les festivals et les événements. Lancer aussi un rendez-vous annuel mettant à l’honneur la culture syrienne, cuisine, danse, musique. On a hâte !

Bérangère