Kianoosh KOKABIDANESH
©Manghja Serena Angeli
Kianoosh KOKABIDANESH
par Marion Saive
Italienne, turque, française, libanaise, iranienne… Kianoosh Kokabidanesh jongle avec les cuisines du monde.
Originaire de Téhéran, où il a tenu un petit restaurant pendant dix ans, ce chef perse au look rock, catogan poivre et sel et barbe garnie de perles métalliques, a quitté l’Iran à 35 ans. Après trois ans en Azerbaïdjan, il est venu s’installer à Lyon en 2019.
Diplômé du « titre professionnel de cuisinier » de l’école hôtelière du Lyonnais, lui permettant de travailler en restauration collective, Kianoosh n’est jamais loin des fourneaux. Entre les saveurs italiennes du Mozzato de la rue Mercière (Lyon 2), où il travaille depuis trois ans et demi, et les influences libanaises du Régal Café, place du Forez (Lyon 1), qu’il a rejoint il y a deux ans.
Un temps technicien informatique en entreprise, le quadra avait vite abandonné l’idée pour se recentrer sur la cuisine. « Ce n’était pas fait pour moi. Ce que je veux, c’est apprendre de nouvelles façons de cuisiner », détaille ce touche-à-tout des marmites, régulièrement fourré dans les échoppes africaines de la Guillotière à la recherche de nouvelles saveurs.
Associé au bar-restaurant villeurbannais Le Taille-Crayon pour sa deuxième participation au Refugee Food Festival, Kianoosh misera sur un menu entièrement composé autour du safran, épice typique en Iran. À la carte “mirza ghasemi” (purée d’aubergines, ail, tomates et œuf aux épices) et “kuku sibzamini” (galettes de pommes de terre et viande hachée) en entrée, le fameux “zereshk polo ba morgh” (riz au poulet, pistaches, amandes et épine-vinette) en plat de résistance, et un “sholezard” (riz au lait à base d’eau de rose, sucre, cardamome, amandes et cannelle) pour terminer le repas sur une touche sucrée.
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