Zaki ABBARA

Cuisine syrienne
Copenhague

ACTUELLEMENT  •  Recherche du travail dans un restaurant et réalise des vidéos culinaires pour son blog culinaire Cooking 4 Humanity, au profit du projet Human 4 Humanity.

PROJET  •  Travailler dans un restaurant à Copenhague

SPÉCIALITÉ  •  Yalangi, feuille de vigne farcie à la viande ou au riz

REFUGEE FOOD FESTIVAL 2019  • . Iluka, Copenhague

Portrait

J’ai rencontré Zaki pour la première fois en 2018 alors qu’il préparait un énorme dîner pour un événement à Crossing Borders où je travaillais comme stagiaire. Après m’être gavé d’houmous, de feuilles de vin, de viennoiseries, de feuilles de vin farcies et de baba ganoush,… je suis allé féliciter le chef et lui demander quand j’aurai l’occasion de goûter à nouveau à sa cuisine ! Cette courte conversation s’est rapidement transformée en un long échange sur notre passion commune pour la cuisine.

À L’ORIGINE 

Lors d’une de nos réunions, Zaki me dit fièrement comment, en Syrie, la nourriture avait toujours été un élément essentiel dans sa famille: « C’est dans notre sang. Notre nom est assez connu dans ma ville ». Suivant l’exemple de son père, Zaki a ouvert son premier restaurant à partir de rien alors qu’il n’avait que 18 ans. Cela explique peut-être une partie de sa fascination pour la cuisine: découvrir différentes cuisines en vivant en Syrie, à Chypre, en Italie et au Danemark semble l’avoir inspiré et a rajouté une réelle touche créative et originale à sa cuisine.

SA CUISINE

Quand je parle à Zaki de la possibilité de collaborer avec le restaurant ILUKA à l’occasion du Refugee Food Festival, un restaurant qui travaille principalement le poisson et des fruits de mer, il hésite au début: « nous ne faisons pas grand chose avec le poisson dans la cuisine syrienne…». Néanmoins, lors de notre première rencontre avec le gérant du restaurant, Fanny, il propose un menu détaillé en 4 plats, qui fait même saliver le végétalien pur et dur que je suis. J’admire son inspiration et sa capacité à savoir combiner les plats traditionnels du Moyen-Orient avec de nouvelles influences, par exemple, en ajoutant une touche de café à la farce des Yalnangi, feuilles de vignes servies avec des gambas. « Je n’ai pas de plat préféré« , me dit Zaki. «J’aime essayer de nouvelles choses tout le temps. Mais je fais très attention aux détails. Et j’aime tout ce qui contient du yaourt! »

AUJOURD’HUI

Pour Zaki, la cuisine semble aller au-delà de la simple dégustation. C’est plutôt d’une expérience holistique. Chaque plat ouvre les portes d’histoires oubliées qui créent des passerelles entre les cultures et qui rapprochent les gens.
« Mon rêve serait de travailler dans un bon restaurant ici au Danemark », dit-il.  » Mais ce n’est pas si facile ».
Bien qu’il n’exerce pas actuellement ses talents dans un restaurant, il impressionne régulièrement ses amis avec des dîners faits maison et des récits enthousiastes sur des ingrédients méconnus, des processus de cuissons ou des histoire de plats de son pays d’origine. Il dirige également «Cooking 4 Humanity», un blog vidéo à travers lequel il partage des recettes et collecte des fonds pour le projet humanitaire «Humans 4 Humanity», en Grèce.